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Collectif Rennais de quatre DJs passionnés de musiques en général et électroniques en particulier, les DigitalshaperZ fusionnent leurs univers pour le bonheur de vos conduits auditifs. Ils gravitent autour d'une équation originelle mêlant passion musicale, plaisir de jouer, sens de la fête, amour du subwoofer, de la sueur, des filles, du groove, des plantes vertes, du boogie-woogie... Résultat: un large panel de musiques représentées, sans frontières ni sectarisme, du Hip-hop au break, en passant par la techno, la ghettotech, la drum'n'bass et le dubstep...

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  • Dimanche 12 octobre // RAWpenair @ le Jardin Moderne, Rennes // 12h-00h // 12€
  • Vendredi 24 octobre // Côme @ 1988 Live Club, Rennes // 00h-6h // 10€
  • Samedi 25 octobre // Goldthwait @ Nordik Impakt, Parc des Exposition, Caen // 20h-6h // 35€

lundi 26 janvier 2009

ITW // Marc Trakker (Our very own...), par Electrochoc

Marc Trakker : un nom qui évoque des imports de vinyles américains estampillés UR. A dire vrai, rien de surprenant quand on connaît le personnage. Avec Trakker, Detroit est toujours dans la place et la trilogie Derrick May, Juan Aktins, Kevin Saunderson n’a pas pris une ride.

On lui donne bien volontiers raison.


E.Choc : peux-tu raconter ton parcours et présenter tes différentes casquettes ?

Marc Trakker : j'ai commencé à écouter de la musique électronique vers 1996, j'avais 13 ou 14 ans, avant ça, j'écoutais surtout du rock. Du metal, les trucs genre Sepultura, etc., c'était ma première claque musicale ! Et puis ma soeur sortait en rave à cette époque et ramenait des cassettes à la maison : Jeff Mills, Manu Le Malin… J'ai écouté et j'ai accroché tout de suite, il y avait tellement d'énergie, de rythme, je me suis dit que je voulais faire pareil !

E.Choc : jeune, tu étais pas mal attiré par la trance goa. En mixes-tu encore à l’occasion ? Un petit Hallucinogen de derrière les fagots ?

Marc Trakker : non ! En fait je n'ai jamais mixé de trance, j'aurais pourtant aimé à l'époque, mais je n'avais pas encore de platines. J'écoutais simplement chez moi des compils du genre Goa-head et des artistes comme Transwave, Prana...

E.Choc : tu aimes aujourd’hui la techno minimale. Plutôt Robert Hood ou Ricardo Villalobos ?

Marc Trakker : sans hésiter Robert Hood, pour le tout début, UR et les pionniers. Pour la force et l'émotion que dégage sa musique, le froid et le chaud, le côté primitif et minimale simple et efficace, mais toujours le groove !

E.Choc : visiblement, Detroit compte beaucoup pour toi. Est-ce que tu ne déplores pas le manque actuel de sorties du côté de la Motor city ?

Marc Trakker : oui, mais je dirais de manière générale le manque de sorties " Techno ". Beaucoup d'artistes ont changé complètement de style, un peu comme des girouettes, ils ont revendus leurs machines et leurs vinyles pour simplement se produire avec un portable et un soft. C'est vrai qu'il y a un côté pratique, mais je pense qu'il ne faut pas tomber dans une uniformisation de la musique électronique. Dans le courant « minimal », très actuel, il y a de très bonnes choses, mais la plupart des prods du moment ne m'excitent pas ; je garde un oeil ouvert sur un nombre très restreint de labels qui me plaisent vraiment.

E.Choc : imaginons que tu disposes d’un budget illimité et même du pouvoir de ressusciter les morts… Attends-toi déjà à recevoir pas mal d’appels ! Quel serait alors le plateau de ta soirée idéale ?

Marc Trakker : beaucoup de monde, si c'est budget illimité, ce serait un festival ! Alors pour commencer Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson, les trois en même temps ! Et puis Jeff Mills, Mad Mike et Jimmy Hendrix dans les coulisses pour un featuring, Kraftwerk aussi. Kurt Cobain serait là pour ma soeur et Mohammed Ali ferait du K-1 dans un stadium. On finirait la semaine de fête par un concert de Franck Sinatra, j'en oublie plein, bref un truc impossible !

E.Choc : à propos de soirée, tu étais booké à l’édition 2008 d’Astropolis, comment s’est déroulé ton passage aux platines ?

Marc Trakker : j'ai pris le contrôle des platines à la fin de la soirée, vers 3h00. Il s'agissait de la soirée Bzh system, le jeudi soir, parrainée par Micropoint. J'avais prévu une petite intro pour changer directement d'ambiance, les gens étaient chauds. J'ai joué principalement de l' Electro Us assez speed, bien chargé en bass comme j'aime, mélangé avec quelques tracks Tech, sur vinyles toujours. C'était vraiment une atmosphère de club de fin de soirée, très moite, un super souvenir. Ce festival est vraiment top, organisé par des gens passionnés.

E.Choc : sur ton myspace, on te voit en photo, avec, juste à côté, l’affirmation suivante : « Art is resistance ». A quoi crois-tu qu’il faille résister ?

Marc Trakker : justement aux modes, à la branchitude : il faut faire la musique que l'on aime. J'ai toujours fonctionné comme cela, je ne joue que des disques que j'aime et pas pour faire comme tout le monde ou parce qu’il s’agit d’artistes à la mode. Je m'en tape. La musique est un espace de liberté, l'art de manière générale, ça devient de plus en plus rare par ces temps...

E.Choc : myspace toujours, que pourront entendre les gens qui actionneront le player présent sur ta page ?

Marc Trakker : pour le moment des tracks qui datent de 2008, entre Techno et Electro dark minimal et deux extraits d'un mix à trois platines vinyles nommé « Techno days ». Il s'agit d'un avant goût de ce qui va arriver… Le but étant de faire un mix techno, sur le moment, avec spontanéité, un peu comme en soirée, sans effets ni aucune retouche. Sans filet quoi.

E.Choc : es-tu à la recherche d’un label pour tes productions ?

Marc Trakker : oui, c'est un peu l'objectif de 2009 : continuer à produire des tracks et pourquoi pas les sortir. Ça me plairait !

E.Choc : on m’a dit beaucoup de bien d’un collectif rennais baptisé Digital ShaperZ… Les connais-tu ?

Marc Trakker : oui, bien sûr ! C'est un groupe d'amis, on a monté ce collectif ensemble l'année dernière. On a chacun nos influences, mais au final, c'est la même passion de la musique. On jouait séparément et on s'est dit que peut-être ce serait pas mal de se regrouper pour organiser des soirées. On va continuer à mixer dans différents endroits pour l'année 2009, peut-être en faisant des thèmes : drum'n bass et hip-hop ou Techno et minimal. Les dates seront annoncées sur notre blog ainsi que notre myspace.

Big up Eric !

Merci à Electrochoc // www.emission-electrochoc.com

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Putain cette petite interview est mortelle!
Une vraie starlette ce Marco.
Peace les mecs