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Welcome...

Collectif Rennais de quatre DJs passionnés de musiques en général et électroniques en particulier, les DigitalshaperZ fusionnent leurs univers pour le bonheur de vos conduits auditifs. Ils gravitent autour d'une équation originelle mêlant passion musicale, plaisir de jouer, sens de la fête, amour du subwoofer, de la sueur, des filles, du groove, des plantes vertes, du boogie-woogie... Résultat: un large panel de musiques représentées, sans frontières ni sectarisme, du Hip-hop au break, en passant par la techno, la ghettotech, la drum'n'bass et le dubstep...

Au menu: revues de soirées, annonces, billets d'humeur, trucs en vrac ainsi que des mixes en podcast. Faîtes votre marché, on vous attend... Et n'oubliez pas de vous abonner via iTunes ou que-sais-je encore (section "Pour s'abonner...").

Un feedback? Une soirée à annoncer? Du son à proposer? Un coup de gueule à passer? N'hésitez pas à nous contacter en envoyant un petit mail à digitalshaperz[At]gmail.com.

Next showwwZ:

  • Dimanche 12 octobre // RAWpenair @ le Jardin Moderne, Rennes // 12h-00h // 12€
  • Vendredi 24 octobre // Côme @ 1988 Live Club, Rennes // 00h-6h // 10€
  • Samedi 25 octobre // Goldthwait @ Nordik Impakt, Parc des Exposition, Caen // 20h-6h // 35€

dimanche 3 janvier 2010

New EP by Marc Trakker - "Behind The Planet EP"



Cat. : ASG/OR002
Artist : Marc Trakker
Title : Behind the planet EP
Format : Digital

Tracks :

1) Entity
2) Orbit
3) Behind The Planet
4) Behind the planet (Mr. Mau's redefinition)

Release date : 07/01/2010 worldwide
Mastering by Da Goose Mastering
Distribution by EPM Distribution

Info :

Orbis Records, that was just launched at the end of september this year, took off with a good start.
After the first release by Mr. Mau, we felt it was time to unleash the second chapter of a story that has just begun.

Marc Trakker, born in Rennes, France in 1983 encountered electronic music at the age of 13. Originally interested in trance-goa and hardcore, he gradually turned to house music before settling on techno. His main influences center mainly on the Detroit-Chicago sound and the work of Jeff Mills. His music, a subtle mix of styles ranging from Techno (minimal, hard, deep, bangin', abstract and atmospheric sounds) to Detroit Electro style, offers a unique rawness of sound which delivers explosive sets!

As Orbis Records stands for no limits, it's time to prove it! This release is the total package of deep dark minimal music, the harder side of techno and even soundscapism, the total representation of Orbis Records !

"Entity": Love it or hate it but for the true hypnotic lovers, maybe a future classic?

"Orbit": This only needs one sentence: The touch of X-102 in the early days.

"Behind the planet": simply brilliant soundscapism that drives you right into space!

"Behind the planet" is accompanied by a redefinition from Mr. Mau. This time Mau unleashes his deepest side and takes you on a trip where you can't even find the planet anymore.

What can we say? We're very proud to have Marc on board!
Welcome to the family!


Previews @ http://soundcloud.com/orbisrecords and http://www.myspace.com/orbisrecords

Links :
www.orbisrecords.be
www.myspace.com/orbisrecords
http://soundcloud.com/orbisrecords
www.myspace.com/marctrakker
www.mrmau.be
www.myspace.com/mr.mau

Feedback :

Maxi Cuenca (PL - Soleil Records)

in just two editions, it has become good news when you get the late Orbis Promos. I love the galatic aproach to techno in these new release, from the deep and abstract Behind The Planet (I have specially enjoyed Mr Mau's remix), till the kind of hard techno distorted drums on Orbit; specially remarking my favourite track in these release: Entity wich I have found very hypnotic, dark and deep as the music I love the most.


Jeroen-Search (NL - Cache Records, Smallville Records)

Behind The Planet (Mr. Mau's redefinition) : that's the one for me on this release!


Charlton (NL - UK - Return Records)

i realy like Mr. Mau's remix becos it more up my streets rest of tracks are oke as well
defently !!! cheers for nice realese will try to play it asap!!!


Phone (SP - Subsist Records)

Will play ( Behind the planet Mr. Mau`s redefinition) in my sets for  sure. deep, epic and dark track.


Franco Cangelli (BE - Mowar,Aesthetik Records)

loving Mr Mau's version of Behind The Planet
atmospheric techno, very beautiful
also love the original, nice one!
very nice release all in all!


Ozka (BE - Aesthetik Records)

What shocks me the most (positively of course ;) is the "engaged" feeling of this release ... i mean it takes no prisoner, this is really a personal and unique sound with big big balls ... oh yes :-)

Orbit is definitely a killer... pure madness i think... reminds me of the incredible waveform transmission volume 1 album by the master Jeff Mills.
Heavy bassdrum and a great bass evolution through the whole track... also even the "distorted/saturated" feeling seems totally under control and never become disgusting (where lots of other artists/tracks would do)... really love this one and what i appreciate the most is the fact it comes out in 2010 and follows no current shitty trend at all !!!

Entity... once again very personal track... i can feel like the artist is totally free of any constraint(s)... a very deeeeep and mental track... that synth sound is really hypnotic... i can't even find words to let you know my feeling about that tune... yeah i think "mental" is the word...

Behind the planet is... intriguing ???! .... is it the word ?

Mr. Mau's Redefinition? It's just a pure sonic trip!
This is an incredible ep to me and deserves a lot of exposure... but i'm sure Orbis Records doesn't do it for fame or money. The main center shall be the music itself.


More feedback to be announced



Want to spill some words ?
Pls post your feedback to feedback(at)orbisrecords(dot)be


dimanche 22 novembre 2009

Digital Shaperz' "Ice Planet" release party @ Carnaby, sam. 5 déc.2009 19h-1h30!!

Photobucket

Les Digital Shaperz au grand complet vous donnent rendez vous au Carnaby, le bar le plus cool de la rue St Michel, en ce brûlant samedi des Transmusicales pour une belle soirée de mix. Gros son, ambiance et plaisir de jouer de 19h (oui oui!) à 1h30. Début smooth et montée en puissance au fil des galettes pour un épopée Hiphop, électro, minimale technohouse dubby funk, breakbeat, dubstep et drum... On en profitera pour fêter la release digitale de "Ice Planet" d'Electrolytes, la coprod' Marc Trakker-Torq sur Napalm Enema records!
Avec Marc Trakker, Mister Triss, Kevin D., "Ensemble Vide" et leur subwoofer chéri.
Thanks for your attention, & see u there.

mercredi 11 novembre 2009

Marc Trakker sur le sampler cd du Trax de novembre 2009!

couv du trax de novembre 2009
Salut,
les Shaperz sont fiers de vous annoncer que le titre "Ice Planet" d'Electrolytes, collaboration entre Torq et Marc Trakker sortie sur Napalm Enema Records, est présent sur le cd sampler du Trax n°130 de Novembre 2009, à la piste 11.
Ben voilà, il est dispo en digital depuis peu, mais tenir une galette, ne serais-ce qu'un cd et voir le nom d'un ami dans une revue, ça fait quelque chose.
bravo Marco!

"#11- Electrolytes "Ice Planet" Avec les labels Rephlex et Clone, Napalm Enema records est une structure phare de l'électro contemporaine, l'une des rares à perpétuer l'esprit radical, militant et engagé de la famille Underground Resistance, Drexciya en tête. Et ça fait du bien d'entendre une telle musique en 2009. Written and produced by Marc Trakker and Torq for Electrolytes/(p)&(c) 2009 Napalm Enema records". Trax n°130, nov.2009, p.4.

dimanche 8 novembre 2009

We survived Nordik Impakt XI

Petit review du festival Nordik Impakt qui se sera tenu à Caen du 20 au 24 octobre, marqué par le retour au Parc Expo après une année de vache maigre au Cargö et placé sous le signe de la culture video game.En bon local, j'ai topé mon pass 4 jours, bizarrement intitulé "Full Pass", bizarrement puisque celui-ci donne accès à toutes les soirées, sauf le concert d'ouverture de Pierre Henry. Petit tour d'horizon rapide:


Level 2 - Eklektik & Friends

La frustration de ne pas avoir pu assister au concert de Pierre Henry digérée, on commence la semaine sur les chapeaux de roues avec la soirée donnée par le label Eklektik (LIEN MYSPACE) dans un lieu plutôt insolite puisque sagissant du parking souterrain situé sous le château (merci Vinci). Ce soir, c'est electro/Hip-Hop à l'honneur. Après un cheminement plutôt douteux, on pénètre dans l'antre d'où sort un amas de vibrations à la provenance difficilement identifiable. Les murs tremblent et suintent de plus en plus à mesure que l'on s'approche de l'épicentre. la configuration des lieux fait que c'est un peu bas de plafond (2.20m): on ne voit donc pas grand chose à moins de se faufiler devant la balustrade, et mieux vaut éviter les jumps trop surexcités sous peine de caboche cabossée. J'arrive pour la fin du set de Herrmut Lobby... Les basses crachent, la synchro est douteuse, on commence à avoir un peu peur. Heureusement, Fulgeance et ses deux MPD arrivent à mettre tout le monde d'accord à coup de beat tranchants et d'improvisations endiablées. Suit l'Autrichien blondinet Dorian Concept et ses doigts magiques. Il faut vraiment le voir jouer de son clavier, on en oublie presque la musique et on se surprend à scotcher ses mimines. Un live très éclectique (tiens donc...) oscillant entre hip-hop, funk et house. Difficile de maintenir le niveau pour Débruit et son hip-hop radical. On rentre se coucher.


Level 3 - Le Cargö

Direction le Cargö pour une soirée en coproduction avec les Transmusicales. Au menu: les étonnants locaux du groupe GaBlé, les portugais à l'arrière train tétanisé de Buraka Som Sistema, et les turntablists de Chinese Man. On commence avec les caennais de GaBlé pour un set pop/chanson plein d'humour, de poésie et de dérision. un show vraiment original agrémenté de projections tout aussi loufoques. La faune est visiblement ravie. Pour ma part ce sera une deuxième tranche d'emblée lors des Trans. Arrivent ensuite Buraka Som Sistema, combinaison DJs/MCs digne représentant du Kuduro, mouvement né en Angola et popularisé au Portugal, mélange de booty house, de dance et de hip-hop surpitché. Bon ça semble un peu facile, mais l'ambiance est là: c'est le feu au Cargö. Je prends quand même un bon coup de vieux en décortiquant la moyenne d'âge des participants. Pour finir, le trio Chinese Man nous distillera un Hip-Hop instrumental jazzy et groovy accompagné d'un visuel mixé et scratché live. Bilan: fou rire avec GaBlé, fesses molles avec Buraka Som Sistema et voyage voyage avec Chinese Man.


Level 4 - Parc Expo/Zenith

La soirée du Vendredi se déroule au sein du combo Parc des Expo/Zenith. Parc Expo pour les scènes techno et 8 bits, et Zenith pour les lives. Coté déco, un cheminement constitué de citernes à eau en plastique éclairées de l'intérieur est du meilleur effet. Le côté Geek est assuré par la projection de Tron sur la façade du Parc Expo ainsi que par un stand permettant de regoûter aux joies de l'Atari ST, des jeux Amiga ou Amstrad. Je commence donc à me diriger vers le Zenith pour le set de Pony Pony Run Run. Rapide coup d'oeil: c'est plein de teenage en slim, deuxième coup de vieux de la semaine. Début du set... effectivement, je ne serais venu qu'histoire de voir. Bon direction la salle dédiée à la culture 8-bits, vous savez, cette musique bizarroïde conçue par des nerds à partir des sons produits par des engins diaboliques venu du fin fond des années 80 du genre "Game Boy"... La déco est soignée, sûrement la plus réussie (si on considère que les deux autres furent également décorées). La prog' est quant à elle explosive, dominée par la prestation du suèdois à rasta Dubmood. Coté scène techno, c'est au tour des belges de The Subs de donner une leçon de techno aux relents rave à vous décoller la plèvre... suivent Yuksek (c'était mieux avant dixit certains), Erol Alkan toujours au top avec un final tout en beauté au piano, Puis Vitalic et ses panneaux à leds pour un live très... Vitalic quoi, le tout entrecoupé des sets des excellents Beataucue. Coté live, on retiendra la prestation du Peuple de l'Herbe pour un set Hip-Hop/Dub/Rock des plus hot. Bon la fatigue commence à se faire sentir, on passe rapidos à la scène 8-bits pour le set de DJ Pone: on repart un peu frustré par le peu de tours de magie à platines dont il aura fait preuve... jambes lourdes, dos qui tire, tympans qui bourdonnent, bonne nuit.


Level 5 - Soirée de clôture - Parc Expo/Zenith

Mais déjà le soir arrive, il faut aller se préparer*. Après un apéro saucisson-pinard, direction le Parc Expo et sa scène Rave pour la toute fin du set de Superpitcher. Bon comme on est encore un peu froid, on en profite pour aller dégoter quelques tickets boisson histoire de ne pas souffrir de déshydratation pendant la soirée. Mais c'est déjà l'heure d'aller voir la très colorée Ebony Bones et ses zicos chevelus pour leur set dont on sait d'avance qu'il sera explosif. On l'avait déjà vu aux Trans l'an passé, dommage que ça tourne un peu au réchauffé (mais bon je n'avais qu'à pas aller la voir l'an passer aussi). Bon et puis côté rave, c'est au tour de Kevin Saunderson, seule véritable tête d'affiche de ce festival, de prendre les plateaux. Autant dire que ça se bouscule. Et ben on n'est pas déçu: son set est généreux, sa playlist magique, sa technique nous éblouit. Suit Marco Bailey, beaucoup plus martial, moins fin. On ira lorgner du coter d'Etienne de Crécy qui vient de prendre place dans son cube magique et nous délivre un live électro de grande qualité. Pour finir, SPOR prend les choses en main pour nous vriller une dernière fois le cerveau avec sa drum'n'bass et son dubstep bien râpeux. Un petit tour rapide du côté de la scène club, bien loin de la qualité de la veille, histoire d'apercevoir les sets de Digital Mystikz et des Petits Pilous, qui ont quand même eu le privilège de se voir trémousser devant eux la belle Ebony Bones et son groupe. Aller on ose une photo, Pat à même droit au bisou. Il commence à se faire tôt, on tourne les talons, direction la sortie. Je croise quelques camarades, on s'échange quelques nouvelles. Fin du festival Nordik Impakt XI. Des belles images plein les yeux, des souvenirs plein la tête, on est heureux, on est fatigué. Game over.

Des photos bientôt...

lundi 26 octobre 2009

Electrolytes "Ice Planet" OUT NOW!!

Le track "Ice Planet" d'Electrolytes, produit en collaboration avec Marc Trakker, est maintenant disponible sur Napalm Enema Recordings et est en vente chez Juno download!

Pour l'écoute et l'achat, c'est ici:





Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it! Get it!

mercredi 30 septembre 2009

Digital ShaperZ@Carnaby, le vendredi 16 octobre '09


see you there, dudes!

Interview du Crew sur Inter-Stice.com par Rémi

Si vous demandez à Manu le Malin ce qu’est la rave, il vous répondra que « la rave, c’est une histoire de potes ». Une histoire où l’on échange des mix-tapes, avant d’aller faire la bringue, sans jamais se lasser d’évoquer un même sujet : la musique.

Digital Shaperz, collectif rennais de djs, c’est aussi une histoire de potes amoureux de la musique. Il y a Kevin, fou de break-beat, Triss, mordu de hip-hop et de drum and bass, Vincent, porte-parole d’une techno à la Maurizio, et Marc Trakker, éternel admirateur de Detroit. Cette équipe anime les nuits rennaises depuis quelques années au gré de mixs éclectiques qui n’oublient jamais le dancefloor. Rencontre au Combi bar à l’occasion d’une soirée dédiée au collectif.

Digital Shaperz : qui, quand, quoi, où, comment ?

Kevin : nous sommes quatre gars issus d'horizons plus ou moins différents, mais que l'amour de la musique, du groove, de la bière et des soirées moites a réuni. Vince et moi nous sommes rencontrés pendant nos études alors que nous venions tous deux d'être embauchés à la patinoire de Rennes en tant que... djs ! Époque sympa à faire les cons avec un patron fan de Hardcore Gabber... Triss, également rencontré à la patoche, puis Marc sont ensuite venus se greffer à un moment où l'on souhaitait réunir nos efforts afin de tourner un peu dans les soirées rennaises, avec l'idée de monter une association.

Nous proposons au travers de nos sets de parcourir un large horizon, en balayant des styles aussi différents que le hip-hop, la drum'n'bass, l'électro, la techno sous toutes ses formes, le break, le dubstep, le dub... le disco aussi parfois. L’idée n'est pas de parcourir une autoroute bien linéaire, comme c'est malheureusement souvent le cas, mais justement de passer par des petites routes pleines de surprises...

Aujourd'hui et après deux ans d'existence, le destin nous a un peu éparpillés, mais notre centre d'action demeure Rennes. Nous restons une bonne bande de potes, avec un énorme respect mutuel. L'idée d'association trotte toujours dans nos esprits. www.myspace.com/digitalshaperz


Une question qui me trotte dans la tête depuis le début : Digital Shaperz, qu’est-ce que cela signifie ?

Triss : les sculpteurs digitaux ou sculpteurs de sons. Shape est un terme de surfeur.

Marc Trakker : les sculpteurs ou les shapers sont ceux qui taillent la planche de surf dans le pain de mousse, ils lui donnent sa forme finale. On essaie de tailler le son à notre façon : à coup de mix, cut et scratch. L'idée, c'est aussi que l'union fait la force en soirée.
Vince : ce nom renvoie à l’action du Dj qui façonne le son par le biais de sa table de mixage. En électro, on ne déchiffre pas un message pour l’interpréter (comme un instrumentiste classique), on prend des sons et on agit dessus. Et le grain de ce son, sa consistance auditive deviennent presque palpables. Du coup, lui enlever les basses ou lui adjoindre un effet revient à lui donner une autre forme, comme un shaper de planche de surf dégrossit un pain de mousse pour en faire une planche…

K. : c’est pas possible Vince, t’as bossé les questions à l’avance ! (Rires) On croirait une interview de Tsugi !


Quel regard portez-vous sur la scène électro à Rennes ?

M. : il y a pas mal de collectifs et d'artistes, mais il n'y a pas de club, à proprement parler, où l'on peut entendre de la bonne musique électronique, et ça manque vraiment ! Rennes est l'éternelle ville Rock, la ville des Trans.

T. : pour ma part, j'ai un peu un regard distant, j'aime beaucoup de styles de musique. Quand c'est bon ! Et j'avoue qu'il y a pas mal de bons trucs sur Rennes...

K. : ça manque considérablement de breaks !!! Ok, je ne suis pas objectif... marctrakkerV. : la scène rennaise bouge bien, il y a des choses ! Bon, j’aurais tendance à dire comme Kevin que mon style de prédilection (techno dub) est largement sous-estimé, pour ne pas dire inexistant, et que nombre de djs manquent de personnalité artistique, mais bon. Il se passe heureusement pas mal de choses dans les bars, et c’est une vraie richesse ; parfois des assos font de vraies bonnes soirées (Fake, Open fader, Spagh, Electronik…). Mais Marc a raison : il manque un vrai club électro.


Est-ce que l’éclectisme musical que vous pratiquez est bien accepté en soirée ?

K. : on a la chance de représenter chacun un style particulier. Cela rompt d’emblée la monotonie. Le kick linéaire toute la soirée, ce n’est pas trop notre truc. On s’adapte aussi en fonction du lieu et du public : on est là pour faire danser les gens avant tout. Si la sauce ne prend pas, on passe à autre chose.

V. : alors justement, je fais généralement le warm up avec mon style que tout le monde trouve mou, même si j’y adjoins quelques épices technoïdes, et ça ne danse pas vraiment. Faut dire que de la techno minimale dub, sans gros son, ça perd de son intérêt !

M. : notre diversité est bien acceptée, on n’a jamais eu à se plaindre. A l’exception d’une after, peut-être, mais j'ai compris après qu'on n’avait rien à faire là.


Le disque qui ne quitte jamais vos bacs ?

T. : il y en a plusieurs, mais je dirais Malpractice de Redman ou Genesis de Busta Rhymes.

K. : pour ma part, un bootleg de Deekline & Ed Solo, PT Pom : simple, mais efficace. Sinon la claque dubstep de Bassbin Twins, Wooppa.

V. : il n’y a pas de jamais ni de toujours dans mon bac. Après j’ai des coups de cœur qui durent : The sky was pink (Holden rmx) de Nathan Fake, le In the trees (C2 rmx) de Faze action ou encore le Falling up (C2 rmx) de Theo Parrish.

M. : un vieux Steve Rachmad en 10 pouces sur Music Man. Un disque que je traîne dans mon bac depuis 2004 et que je peux jouer partout : techno, abstract, minimal et neutre… Bref, parfait !


Le disque qui ne sera jamais dans vos bacs ?

T. : l'album à venir de Cindy Sanders.

K. : pas mieux ! On est assez "open-minded", mais il existe des limites à ne pas dépasser. Ce n’est pas la Disco-mobile de Tonton Roger non plus…

V. : les trucs kitsch pathétiques ou les efforts commerciaux putes laborieux. Après, je ne crains pas le mauvais goût, pourvu qu’il s’en dégage quelque chose.

M. : un Justice ou un Boys Noyze, des trucs criards, qui cassent les oreilles, aucune harmonie…


Côté productions, on peut entendre des tracks prometteurs sur vos myspaces, allez-vous franchir le cap du maxi ?

T. : pour ma part je débute et ne me sens pas encore au niveau, peut-être dans quelques temps, on verra bien.

K. : je débute aussi. J'ai quelques bonnes loops qui trainent, reste à concrétiser un track, mais la fainéantise fini toujours par me rattraper. Et puis je souhaite reconfigurer mon studio.

M. : pour l'instant, rien n'est décidé, mais ce qui est sûr, c'est que sortir un maxi prend du temps, c'est du travail, ça ne se fait pas comme ça. Il faut donner le meilleur de soi même et je pense que le collectif n'est pas vraiment encore mûr pour ça. La direction actuelle va plutôt vers l'organisation de soirées.


Abordons maintenant les questions de fond : qui fait le plus de pain aux platines ?

M. : joker ! Sérieusement, ça dépend des jours et de la forme de chacun.

T. : je pense que Marco est une machine à mixer… Kevin, en forme, est bien carré aussi. Je dirais soit Vincent, soit moi...

K.: je te répondrais en te disant que j'ai cru observer un important facteur de corrélation entre le nombre de pain pendant un set et le taux d'alcoolémie dans le sang. Mais comment résister à toutes ces boissons gratuites, hein ? Après, je ne suis pas là pour dénoncer mes petits camarades.

V. : ouais, fais gaffe à ce que tu dis gros ! Bon… c’est officiel, c’est moi. Mais j’ai fait du chemin depuis mon cap boulanger, maintenant ils l’entendent même plus. Faut dire que commencer à mixer par de la minimale, c’est un peu suicidaire, c’est à peu près ce qu’il y a de plus exigeant en matière de précision… Mais j’aime le défi !


Qui a le plus de succès avec les minettes lorsqu’il mixe ?

P. : Harry Potter, alias Kévin !

V. : les rares fois où elles me prêtent attention, c’est quand je joue du disco, une fois j’ai quand même signé un autographe sur une poitrine de jouvencelle… J’en suis très fier.




Merci Rémi ;)